Cuisson&Biscuits
Le mot biscuit dérive directement du latin bis-coctus, qui signifie cuit deux fois et son étymologie révèle déjà son aspect critique. En effet la cuisson est seulement l’un des procédés thermiques auxquels sont soumis les aliments en général et les biscuits en particulier, l’objectif étant d’obtenir un produit plus facile à digérer et au goût agréable mais aussi pouvant être conservé longtemps.
Ceci n’empêche pas que ce soit la phase la plus délicate aussi bien pour la préparation “maison” que pour la préparation industrielle, phase fondamentale pour donner aux biscuits l’aspect, le goût, le parfum, la fragrance et la capacité de conservation qui leur donnent tant de succès. Il est impossible de déterminer et de conseiller les conditions pour la cuisson ; la seule possibilité est celle d’indiquer des temps raisonnables qui devront ensuite être réglés avec la beaucoup de pratique et de patience.
L’Italie est considérée la patrie des biscuits : on raconte en effet que les premiers à avoir utilisé des pains spéciaux grillés furent les soldats romains. Les anciennes chroniques rapportent que, déjà en 31 avant J.C, les soldats recevaient des victuailles spéciales semblables à des « galettes » et que l’on donne encore aujourd’hui aux militaires lors de leurs déplacements.
Au niveau industriel le procédé de préparation et de cuisson des biscuits est long et délicat et on le remarque déjà à partir de la livraison des matières premières principales, farine blanche, farine intégrale, sucre et amidon et qui a lieu au moyen d’un camion-citerne. Alors que pour les matières premières liquides (eau, huiles, graisses, chocolat, crème, confitures, lait, alcool, etc..) on utilise de petites citernes en acier inox souvent réchauffées ou refroidies selon la nécessité.
Une fois que l’on a reçu les matières premières, on effectue une inspection méticuleuse pour contrôler leur bon état de conservation et pour y prélever des échantillons ; elles sont ensuite pesées et pétries en y ajoutant de la levure qui favorise la fermentation des sucres ; le tout est ensuite salé et ceci contribue à donner aux biscuits la « saveur » et la coloration intense de la croûte auxquelles nous sommes habitués.
Quand les biscuits sont mis au four, la pénétration de la chaleur a lieu de manière différente en fonction des températures et de la qualité de la pâte, en effet une pâte molle a besoin d’une température plus élevée par rapport à une pâte dure qui sèche plus rapidement. Quand un produit quelconque est mis au four, sa température augmente à cause de la diffusion de la chaleur qui a lieu de manières différentes à des endroits différents : la partie qui est en contact avec la surface de cuisson reçoit en effet une chaleur par contact direct, alors que la partie restante reçoit la chaleur au moyen de l’air et des surfaces chauffantes supérieures. Les différentes réactions, qui ont comme conséquence une série de changements structuraux irréversibles doivent être contrôlées avec soin à travers la quantité de chaleur fournie et absorbée, le niveau d’humidité et le temps de permanence au four pour éviter de compromettre la qualité de cet aliment savoureux.
Il est de toute façon impossible de déterminer en théorie les conditions « idéales » de cuisson, on peut uniquement indiquer des temps de cuisson raisonnables qui devront être adaptés et que seule la pratique saura indiquer.